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Photo animalière : pourquoi c'est compliqué

Photo animalière : pourquoi c’est compliqué

Photo animalière, pourquoi c’est compliqué, car vous l’avez certainement remarqué, essayez de photographier des animaux n’est pas chose facile. Tout cela est dû à toute une gamme de difficultés qu’il nous appartiendra de surmonter si on veut faire des photos satisfaisantes.

Ce que l’on peut dire, c’est qu’il existe deux types de difficultés, celles liées à la prise de vue et celles liées au type d’animal visé. On va tenter de faire un tour d’horizon ensemble de ces différentes sources de problèmes.

Photo animalière : les contraintes photo

Quand on veut faire de la photo animalière, nous sommes confrontés à deux problématiques majeures qui nous accompagneront à chaque fois.

La première, c’est qu’on a toujours l’impression d’être jamais suffisamment près de notre sujet, le problème c’est qu’on a le sentiment d’être jamais assez près, que la focale de notre objectif n’est jamais assez importante et qu’il faut faire très attention, car il y a une limite à ne jamais franchir sous peine de faire s’enfuir notre sujet et le problème c’est que cette limite on la connait que quand c’est trop tard. Pour parer à ce genre de problèmes, on va utiliser des objectifs avec de très longue focale et l’inconvénient de cette très longue focale, c’est le prix. En effet, si on veut des téléobjectifs de qualité en général, ça coute très cher. On peut parfois être tenté d’utiliser pour des raisons économiques, un doubleur de focale ou un multiplicateur de focale, mais ce sera au prix d’une dégradation important de la qualité de la photo et souvent la perte de l’autofocus.

Ce qu’il faut savoir c’est que souvent les professionnels de ces disciplines utilisent des objectifs qui coutent plusieurs milliers d’euros, ce qui est hors de la portée de la plupart d’entre nous. Il existe la possibilité de pouvoir louer ce type d’objectifs d’exception et cela reste parfois onéreux.

zooms-canon

Il existe des possibilités avec certains objectifs par exemple le CANON 100-400mm ce des marques SIGMA ou TAMRON avec leurs 150-600 ou 150-500mm. Ces objectifs offrent un rapport qualité-prix très intéressant, mais ce compromis se fera toujours avec des concessions sur la qualité d’image dans certaines conditions difficiles.

La solution pour réduire ce genre de difficultés c’est de préparer évidemment au mieux votre approche, bien étudier le terrain, votre affut et tous ces détails qui vous rendront le moins visible de la nature. Je sais que tout cela est facile à dire et beaucoup plus difficile à faire, mais la photographie animalière est une école de patience et de frustration, mais qui procure énormément de plaisir en contrepartie même s’il n’est pas toujours photographique.

La deuxième grosse difficulté majeure dans la photographie animalière, c’est le manque de lumière. Avec les zooms cités un peu plus haut, la lumière fera souvent défaut, car nous aurons souvent à travailler très tôt le matin et/ou également tard le soir et nous serons souvent dans des zones boisées avec beaucoup d’ombres.

Beaucoup d’entre vous m’écrivent leur déception et souhaiteraient connaitre des solutions pour éviter les hautes sensibilités pour pouvoir travailler à des vitesses rapides quand on manque de lumière. Je leur répondrai que malheureusement il n’y a pas de miracle, si vous voulez travailler en figeant votre sujet, vous devrez travailler très souvent en ISO auto. Oui, car ce sera la seule solution pour avoir une bonne exposition, à la vitesse souhaitée, tout en restant réactif, car bien sûr, votre sujet restera imprévisible et vous devrez être prêts à tout.

Comme je vous le répète souvent si vous manquez vraiment de lumière, vous devrez vous attendre à une qualité d’image fortement dégradée si vous voulez réellement faire votre photo. Et il arrivera souvent que le résultat ne soit pas exploitable, mais c’est le lot régulier de cette discipline.

Photo animalière : les contraintes du terrain

l’autre partie et non des moindres, c’est celle liée au terrain et à votre sujet. L’activité de photographe animalier et grosso modo en proportion, 90 % d’approche et 5 % de photographies. Quand on voit ça, on se dit qu’il va falloir soigner la préparation et l’approche. Cela impose une excellente connaissance du terrain, de l’environnement ainsi que les mœurs du sujet visé.

Vous avez la possibilité d’être un photographe opportuniste, en choisissant un itinéraire particulier à une certaine période de la journée et de l’année où vous avez une possibilité de rencontrer un spécimen particulier. Il est évident que même avec une grande préparation il n’y a aucune garantie de résultat, mais quand on est un grand amoureux de la nature, le jeu en vaut toujours la chandelle. Ça s’appelle la billebaude.

camouflage

À l’inverse, vous pouvez chasser la photo à l’affut, en tenue de camouflage ou sous une tente prévue à cet effet. La fuite également possible dans les milieux aquatiques avec ce que l’on appelle un affut flottant. La chasse à l’affut nécessite là aussi une très grande préparation, un choix du site minutieux. Les temps d’attente peuvent être très longs, de plusieurs heures à plusieurs jours voire plus en fonction des cas. Approchez des animaux demandera de prêter attention aux odeurs, car certains animaux pour nous repérer à notre odeur et cela bien avant qu’on puisse les voir donc il faudra bien évidemment faire attention au sens du vent.

Les techniques d’approches seront très différentes en fonction de ce que vous recherchez, soit un animal à poils ou soit un animal à plumes.

La photographie animalière est une discipline très exigeante qui ne réussit qu’aux passionnés. Il est très difficile d’en faire son métier, car ça demande énormément de temps de préparation et d’action sur le terrain pour un résultat qui n’est pas garanti et il y a énormément d’amateurs passionnés qui fournissent du contenu de qualité.

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